Retour au numéro
Vue 419 fois
janvier 2017

L’avenir de l’aluminium

Publié par Béatrice CHARON (X - Sup Aéro) Ingénieur en Chef de l’Armement Vice-President Business Planning chez Constellium Présidente de l’Association Française de l’Aluminium | N° 489 - CONSTRUCTION NAVALE ET CROISIÈRES / L’ALUMINIUM, HIER ET DEMAIN

L'aluminium est un métal dont l’utilisation à une échelle réellement industrielle remonte à la fin des années 1950. La consommation de produits en aluminium croît de façon régulière, de 5 à 7% par an depuis trente ans pour s’élever aujourd’hui à 80 millions de tonnes au niveau mondial, et la tendance devrait se poursuivre sur les trente prochaines années, y compris dans des économies matures comme l’Europe ou les États-Unis. Cette croissance s’explique principa­lement par :

  • l’augmentation du niveau de vie des pays de l’Est et des pays émergents
  • la substitution de l’aluminium à d’autres matériaux grâce à l’amélioration des coûts de production, au développement d’alliages toujours plus performants et à ses propriétés intrinsèques :
    • légèreté (à volume équivalent, 3 fois plus léger que l’acier ou le cuivre et 1,7 fois plus léger que le titane),
    • conductivité électrique et thermique,
    • barrière à la lumière et aux micro-organismes,
    • résistance mécanique et à la corrosion,
    • formabilité, capacité d’absorption des chocs,
    • aptitude à être recyclé.

Sous des formes diverses, l’aluminium est ainsi devenu un matériau de choix pour de multiples applications.

Cliquez pour agrandir Principaux marchés de l'aluminium

Cliquez pour agrandir
Principaux types de produits et marchés correspondants

Cliquez pour agrandir
Le cycle de l'aluminium

Sur le plan environnemental :

  • comme la plupart des métaux, l’aluminium est recyclable à l’infini, sans pertes de propriétés,
  • du fait de la croissance de la consommation de produits à base d’aluminium et de la durée de vie de ces produits (2-6 mois pour une canette, 10 ans pour une voiture, 30 ans pour un avion, 50 ans pour un bâtiment), la demande ne peut pas être satisfaite exclusivement par le recyclage. Mais les réduc­tions d’émissions de CO2 liées à l’allègement des moyens de transport par une utilisation accrue de l’aluminium compen­sent largement les émissions de CO2 induites par la produc­tion d’aluminium primaire,
  • les chutes d’aluminium ou les déchets (produits en fin de vie) ayant une valeur relative par rapport au matériau primaire plus élevée que pour l’acier ou les matières plastiques - en particulier, leur refonte ne nécessite que 5% de l’énergie nécessaire à l’électrolyse initiale -, l’aluminium est effective­ment recyclé :
    • toutes les chutes de production (générées chez le transfor­mateur ou son client) sont recyclées,
    • les produits en fin de vie sont récupérés et recyclés à plus de 95% dans le bâtiment et les moyens de transport,
    • il reste encore à améliorer la collecte et le tri des déchets ménagers : en Europe 75% de l’emballage métallique est aujourd’hui recyclé et l’objectif est d’atteindre 80% en 2020.

En conclusion, l’aluminium est promis à un très bel avenir, grâce notamment à ses qualités intrinsèques en phase d’utili-sation et à l’efficacité de son recyclage. ■

Auteur

Béatrice CHARON (X - Sup Aéro) Ingénieur en Chef de l’Armement Vice-President Business Planning chez Constellium Présidente de l’Association Française de l’Aluminium

Articles du numéro

Commentaires

Commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Connectez-vous.