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janvier 2015

Introduction

 

 

 


«L’art c’est la plus sublime mission de l’homme puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre».

Quelle plus belle définition de l’art que celle d’Auguste Rodin, comme le rappelle notre camarade Jean-Christophe Barbaud (P74) ! Même si cette phrase de l’illustre sculpteur et grand penseur côtoyait des propos marqués par un certain pessimisme elle est toujours d’actualité et rejoint même d’autres activités de nos camarades comme la recherche ou les sciences de la nature...

Dans un dossier sur le même thème (décembre 2007), nous avions traité de parcours de Mineurs - artistes, mais aussi donné la parole à certains acteurs de l’accompagnement de l’art : enseignement à Paris et à Nancy, coulisses d’un spec­tacle ou des musées nationaux.

En 2015, les camarades sollicités ont répondu avec enthou­siasme pour nous raconter leurs parcours ; pour beaucoup il est plus un cheminement vers l’émotion, la création, voire la réalisation d’eux-mêmes qu’une rupture avec le monde éco­nomique. Nous n’avons pu, bien évidemment traiter dans un tel dossier de tous les aspects de l’art. Que les camarades - professionnels ou simples amateurs - qui souhaitent faire part de leur expérience, de leurs réalisations dans ce domai­ne nous contactent. Nous leur donnerons volontiers la paro­le dans le Courrier des Lecteurs ou - pourquoi pas - dans un 3e dossier !

Une Revue, qui ambitionne une certaine tenue dans le fonds et la forme, se devait de commencer par l’art de l’écriture.

Dans «Une histoire de plume» Jean-Christophe Notin (P91) explique comment, bercé très tôt par Clio, «l’Histoire est reve­nue le prendre par la main» après ses études scientifiques. Auteur historique reconnu, notamment sur les conflits modernes, il n’en néglige pas pour autant la fiction.

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Figure n°1 : Jean ESTIVALET (E59) Charlotte TRIGANCE (N04)

Jean-Pierre Lambert (N59), alias Villebramar, nous confie que cette même muse de la poésie l’a accompagné depuis sa prime enfance et pendant sa carrière d’ingénieur ; mais c’est à la retraite que cet «autodidacte de la poésie», comme il se définit, est reconnu poète et édité.

Un nouvel avenir s’ouvre devant lui mariant poésie et arts graphiques, comme l’illustre «Les Roses d’Ispahan».

Sil ne publie pas lui-même, Michel Destribats (P49) est un grand amateur de littérature et de beaux livres ; devant l’évolution des techniques et de la société, il craint la disparition du livre à travers celle de l’imprimerie. C’est pourquoi il lance un vigoureux «Plaidoyer pour le livre».

De l’art de l’écrit passons aux arts plastiques ou arts visuels qui recouvrent de multiples disciplines : peinture, sculpture, architecture, design, arts textiles...

Critique d’art, collectionneur d’art contemporain, mais aussi poète à ses heures, Louis Doucet (N68) nous fait un panora­ma de l’art contemporain avec ses «trois malentendus» Va-t-on vers la fin du Beau ? Verra-t-on la disparition du caractère unique de l’œuvre d’art avec les progrès continus des techniques de reproduction ? Mais pour lui l’art restera toujours un langage.

Quelques décennies plus tard, de jeunes camarades sont allés très tôt chercher dans l’art un complément à leur for­mation scientifique. Arnaud Le Cat (N04), co-fondateur d’une agence de design industriel, est conscient que, dans nos sociétés complexes, l’innovation est un impératif qui trouvera son aboutissement dans un dialogue entre l’ingénierie, les sciences, le design et l’art. Pour lui on a donc besoin «De l’art pour innover».

Après quelques années dans l’industrie, Thierry Gilotte (N03) a repris ses études à l’école des Beaux-Arts de Rennes. Dans un texte, intitulé dans un clin d’œil «Sans Titre», il décrit son parcours, ses deux formations, les rapports entre elles, mais aussi leurs différences. Le chapitre sur ses débuts présente quelques unes de ses œuvres et toute leur genèse.

Place maintenant au spectacle vivant. C’est à la trentaine que Jean-Christophe Barbaud (P74) s’est dirigé vers la création théâtrale pour en faire son seul métier. Comédien, metteur en scène, pédagogue du théâtre, conseiller artistique, il explore toutes les facettes de son univers, trouvant, lui aussi, des ressemblances entre les sciences et l’art car les deux se posent les mêmes questions. À travers trois exemples de mises en scène il nous invite à découvrir ce qu’est «Un théâtre de recherche pour tous».

Comment Bernard Gomez (E69), ingénieur et conseil indé­pendant, est-il devenu, en même temps, producteur et orga­nisateur de concerts ? Par passion et par raison, d’où le titre de son article «Passions classiques» À la frontière de deux mondes, il fait le parallèle entre un projet industriel et un concert à organiser, précisant les spécificités de ce dernier et plaidant pour une «fertilisation croisée».

L’itinéraire de Maurice Bourbon (P64) nous mène «Du juras­sique à Josquin». Mélomane depuis l’adolescence, il devient, quelques années seulement après sa thèse de doctorat en géologie, musicien professionnel, chanteur, chef de chœur, compositeur, directeur artistique... Il se passionne pour Josquin qu’il assimile, avec Bach, aux grands esprits mathé­maticiens lyriques et dont il a entamé en 2006 une intégrale de ses 18 messes.

Une mention spéciale pour notre camarade Jean-Paul Lavergne (N66) que vous ne trouverez pas dans ce dossier, mais plus loin, dans la rubrique «REGARD DÉCALÉ, Des livres, des films et autres... À déguster sans modération». Il anime régulièrement cette rubrique depuis plus de cinq ans et y propose une sélection de spectacles, livres ou films, en liai­son avec les dossiers du numéro. Cette fois-ci son regard... non décalé, porte sur les origines historiques des arts, sur une réflexion philosophique et sur des interrogations sur des formes nouvelles : «De l’art de l’art».

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