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janvier 2015

Introduction

Le premier article essaie de définir les nuances exis­tant entre piles, accumulateurs et batteries. Sans y arriver d’ailleurs vraiment car les termes étant assez semblables en anglais et en français ajoutent à la confusion.

Il faut distinguer :

  • Les piles dont les produits chimiques placés à l’intérieur réagissent entre eux en produisant du courant élec­trique. Bien que pratiques d’emploi, nous estimons qu’à terme elles sont condamnées car leur fabrication exige beaucoup d’énergie et leur recyclage est compliqué.
  • Les piles chargées en uranium dont la fission crée de la cha­leur utilisée ensuite pour générer de la vapeur qui à son tour fait tourner un alternateur. Nicolas Vinçotte (P10) doute que l’on exploite un jour la pile nucléaire de 50 MW.
  • Les piles rechargeables (avec du courant continu), placées en série et en parallèle, pour constituer des ensembles de puissance que l’on peut appeler «batteries». Le courant fourni, toujours continu, cesse d’exister quand les ions de la cathode ont disparu pour se rendre sur l’anode. Les piles sont rechargeables avec du courant électrique continu qui inverse le sens des ions et recharge la cathode.
  • Les piles rechargeables avec de l’hydrogène qui se combi­ne avec de l’oxygène de l’air en produisant de l’eau. La jeune société innovante Pragma Industries.

On parle beaucoup des batteries qui sont rechargées par du courant continu photovoltaïque.

Aussi aborde-t-on ce sujet en laissant entendre que des amé­liorations de rendement sont à portée de main (Philippe Gravisse et Frédéric Peilleron).

La conception des batteries est différente selon qu’elles sont utilisées dans un endroit fixe ou dans un véhicule mobile.

La contrainte du poids n’est pas la même dans les deux cas. Comme les gisements connus de lithium ne sont pas illimi­tés, il faudra à la fois organiser sérieusement le recyclage des batteries usées, trouver des produits de substitution ou des solutions l’économisant (composés métalliques de lithium) ou tout simplement choisir les batteries sodium sulfur pour l’instant développées par NGK et utilisables seulement en site fixe (réception du courant des éoliennes par exemple).

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L’amélioration des piles dépend des quantités fabriquées et des marchés.

Elle se trouvera donc dans les applications mobiles (smart-phones etc., et véhicules électriques).

Un article de Philippe Thaure (N57) montre que les indus­triels misent sur la batterie lithiumion.

Un article de Philippe Niay (P95) montre que le développe­ment des tramways et des bus électriques est maintenant possible grâce aux nouveaux accumulateurs, plus légers, rechargeables plus vite et capables de retenir une grande énergie.

En guise de conclusion, Felix Freiherr Von Pechmann (P05) montre implicitement que sans méthode, sans concertation avec les utilisateurs et sans coordination avec les pouvoirs publics, donc sans normalisation, le véhicule électrique et... les piles ne connaîtront pas un véritable essor. ■


 

Auteur

Ingénieur métallurgiste aluminium, cuivre, fonte malléable
A pratiqué la Direction générale par interim
A été Directeur général d'une société fabriquant isolateur verre, composite en Europe, au brésil et aux USA

Actuellement représente deux sociétés espagnoles fabriquant de l'appareillage électrique pour ligne aérienne électrique.
A une bonne connaissance du négoce des produits métallurgiques .
Prodigue du coaching
A écrit trois romans sur l'industrie.
Président du Club Mines Livres.
A investi dans le solaire.
A investi dans l'édition électronique Voir les 22 autres publications de l'auteur

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