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septembre 2008

Diriger en période troublée et trouver les conseils pertinents

Président de X-Mines-Consult

Associé-fondateur du Centre d’Ingénierie du Développement

Rédacteur en chef de la Revue des Ingénieurs des Mines de 1999 à 2005


Le dirigeant d’entreprise, même s’il est aux commandes du paquebot le plus moderne et le plus prestigieux du moment, n’est pas toujours préparé à affronter les périodes de crise ni à saisir les opportunités qui se présentent.

Michel Berry (X63 - P66) en donne une illustra­tion lumineuse à travers l’analyse des responsabili­tés dans la catastrophe du Titanic et l’interrogation sur la pertinence des conseillers en tous genres.

Sous la pression quotidienne de la concurrence, la tentation de délocaliser des activités est forte pour l’entreprise, qui n’apprécie pas toujours les risques nouveaux qu’elle encourt, et que pointe Jean Pujol (N00).

Lorsque la crise fait rage, les programmes d’innovation font l’objet de décisions d’autant plus pré­cipitées qu’ils sont financièrement lourds et stratégiquement sensibles, Jérôme Serre (P88) suggè­re les bonnes pratiques dans ce domaine.

Plutôt que de naviguer à vue sur une mer agitée, Audrey Daras (E02) et René Mandel (X61) recommandent le retour aux invariants, les pro­cessus permanents par lesquels l’entreprise crée de la valeur quelle que soit la conjoncture, en parti­culier quand la réflexion porte sur le système d’information qui constitue l’ossature de l’entreprise.

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Figure n°1 : Jean-Paul SCHAER (P65)



justify;" align="left">Mais les responsables du système d’information peuvent eux-mêmes perdre pied dans la tempête et le recours à un dirigeant de transition peut s’avérer indispensable, moyennant les précautions que préconise Philippe Tassin (N64).

L’idéal est évidemment d’anticiper les effets de l’orage dès que les changements météo sont annoncés, et de mener les réorganisations avec méthode comme Philippe Kalousdian (P92) le démontre par un exemple.

Il arrive aussi que l’évolution de l’environnement, juridique en particulier, oblige à remettre en cause des stratégies jusque là tolérées, en particulier pour éliminer les concurrents en fixant des prix prédateurs, dont Gildas de Muizon (P98) pro­pose une analyse détaillée.

Enfin, la montée en puissance d’exigences nou­velles de la part de la société civile peut offrir à l’entreprise des occasions de progresser autre­ment. Elle peut, de façon paradoxale, réduire les coûts dans l’exemple de la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre présenté par Ivan Grenetier (P81) et Muriel Neveu. Ou dévelop­per de nouveaux marchés comme le montre fort bien Philippe Lukacs (HEC70) par le résumé de son ouvrage récent “Stratégie pour un futur sou­haitable”. ■

Auteur

Jean-Paul SCHAER (P65)

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