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23 avril 2022

 Bonjour la News, 

Merci pour cette production. La dynamique interactive du forum de l'énergie et les deux articles consécutifs de Corinne Cuisinier sont très intéressants !

Je suis assez sidérée par l'énergie déployée par Roland et par Marc pour détecter les 3 ".e.s" d'écriture inclusive cachés dans le numéro de février, quelle acuité ! En tant que femme, je ne peux évidemment pas imaginer la douleur infligée par la vision de ces "e" supplémentaires. Je tenais quand même à apporter un correctif, le site du réseau ParisTech indique 20% d'étudiantes en 2019 à Mines Paris et 20% également en 2020. On ne peut hélas pas sommer ces chiffres pour arriver aux 40% de Roland (d'où vient ce chiffre donc ?). 

La parité est loin d'être au rendez-vous dans nos écoles, l'égalité femmes -hommes n'y est pas non plus, il n'est peut-être pas nécessaire d'afficher racisme et classisme en supplément. 

Pour ce qui est de l'écriture inclusive, je me propose de partager quelques ressources pour celles et ceux qui voudraient s'y mettre. Marc semblait se poser beaucoup de questions, malgré les éclairages de Corinne Cuisiner, présents dans le même numéro, sur l'histoire du langage.

Voici donc la vidéo de Viviane, sur sa chaîne YouTube Scilabus, qui aborde la question sous l'angle de la recherche scientifique, ce qui devrait plaire à la population des Mines : https://www.youtube.com/watch?v=url1TFdHlSI

Et je me permets un peu d'auto-promo par ailleurs, puisque j'ai écrit un article de blog sur le sujet : https://genreet.fr/2021/02/08/langage-inclusif/

Excellent weekend

 Maëll Le Guével (N08)

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Bonjour 

Je viens de parcourir la dernière News. Très intéressant ce forum sur l’énergie.

Je tiens à remercier Roland Varenne et Marc Helleringer pour leur témoignage sur l’écriture inclusive. Les filles en ont marre qu’on les prenne pour des êtres différents, nous n’avons pas besoin d’être assistées. Je suis fière d’être un ingénieur des Mines, qui s’est toujours sentie égale quoiqu’un peu plus féminine que ces messieurs.

Cette écriture est une absurdité c’est moche, illisible et ça n’apporte rien sur le fond.

Ce qui nous différencie vraiment, et sans doute pour quelque temps encore, est l’aptitude des femmes à porter et faire naitre des bébés. En ces périodes, les femmes ont besoin de temps, c’est alors que l’Etat, les entreprises, devraient intervenir en faveur des femmes, leur donner du temps, pour qu’elles ne mènent pas une vie de fou. Bien sûr c’est plus complexe que l’écriture inclusive.

Tiens d’ailleurs les Messieurs, vous devriez demander qu’on écrive un « person », car ce mot est injustement toujours au féminin !

 Martine Vibert (P76)

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Cher Roland Varenne (P66),

Depuis quand l’extraction d’une donnée non représentative (40% femmes dans la Promo P2019) donne-t-elle une vision d’ensemble d’un sujet (la place des femmes dans la société) ? 

Depuis quand “environ 40%” et les 60% complémentaires sont-ils des pourcentages que l’on qualifie d’égaux ? Est-ce avec le même instrument de mesure que sont jugés les écarts de salaires entre les hommes et les femmes ?

Pour répondre à votre question, non, le fait qu’il y ait eu une femme aux Mines de Paris dans la promo suivant la vôtre ne démontre pas que les femmes ont, à cette date, trouvé une juste place dans la société. 

Prétendre que la lutte pour une meilleure représentation des femmes est “un combat qui n'a depuis pas mal d’années plus aucun sens dans notre civilisation occidentale” est factuellement inexact, d'innombrables sources existent pour démontrer précisément l'inverse - dont quelques-unes en bas de ce mail. Notre école elle-même a choisi ce sujet pour sa soirée de Sainte Barbe 2021.

Savoir si l’écriture épicène est un moyen efficace ou non pour lutter contre le sexisme est un débat sans conclusion certaine, où sociologues et linguistes s'affrontent, et votre avis ne fait pas autorité sur cette question. Affirmer que l'écriture inclusive est un instrument pour “humilier les femmes" est en revanche très certainement une contre-vérité (vraisemblablement formulée sans demander leur avis aux intéressées).

Pour ma part, je souhaite bonne chance à nos jeunes camarades pour choisir librement là où leur énergie doit être employée.

Bien cordialement,

 Marina Colliquet (P95)

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Bonjour,

Mieux représenter à l'écrit la diversité des genres, soit, mais comment faire pour les non-genrés ? Est-ce une question de grammaire ? d'alphabet ? Avec des idéogrammes (je n'en connais hélas que quatre), le problème se pose-t-il ?

Au fait, victime de guerre, c'est masculin ou féminin ?

En mode mineur,

 Nicolas Gondard (N90)

 

Bonjour l'équipe de la News,

Le 13 avril a eu lieu une conférence à l'école des Mines sur le thème "Le sens d’une carrière d’ingénieur et de l’engagement professionnel aujourd’hui" avec en invitée notamment Cynthia Fleury.

Je ne sais pas si sa captation zoom sera mise en ligne : https://www.bib.minesparis.psl.eu/agenda/le-sens-dune-carriere-dingenieur-et-de-lengagement-professionnel-aujourdhui/

Pour la prolonger avec vos lecteurs, 3 questions me sont venues en laissant vagabonder mes pensées à la suite de cette conférence.

- Pour trouver un sens à sa carrière, l'Ingénieur doit-il se réconcilier avec Dieu (ou plus généralement la transcendance) ?

- Quelle place à l'accident (Pretium doloris, autre livre de Cynthia Fleury) dans une carrière d'ingénieur (lui dont l'imaginaire collectif le pousse à tout prévoir, tout contrôler) ?

- Pour s'engager collectivement, quel espace de parole politique possible au sein de la communauté des ingénieurs ?

Je serai ravi lire les réactions de vos lecteurs dans le courrier de la News.

Cyril Chamalet (P95)