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Carrières : Pierre Monin (N 96). Multi-énergies.

03 janvier 2023 Actualités
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La carrière du délégué territorial Ile-de France d’Engie suit pas à pas les mutations profondes du secteur de l’énergie en France, des monopoles à l’ouverture à la concurrence, des balbutiements des renouvelables à la crise de l’Ukraine.

 

Avec élégance, l’air de vous prendre au sérieux sans s'accorder à lui-même tellement d’importance, Pierre Monin décrit, en racontant sa carrière, la fabuleuse histoire de l'énergie en France au cours des dernières décennies. Cet ingénieur de formation, diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy où il a rencontré la mère de ses quatre enfants, aurait aussi aimé être instituteur.

C’est sans doute ce qui explique son sens de la pédagogie. Il évoque successivement, en décrivant un CV étoffé, la fin des monopoles et le balbutiement des énergies renouvelables au début des années 2000, la montée en puissance des offres de marché et l'extinction progressive des tarifs réglementés, jusqu’à la crise actuelle née de la guerre en Ukraine, « qui rend plus que jamais inéluctable  la transition énergétique ».

« Je ne suis  pas mono-tâche», résume-t-il, décrivant une carrière qui a toujours oscillé entre l'opérationnel et la prospective, le management et les process, l'interne et l'externe. Aujourd’hui au sein de la direction Ile-de-France d’Engie, il continue de tisser son réseau relationnel  pour mettre l’énergéticien au service de ses clients multisectoriels, au premier rang desquels figurent les collectivités territoriales
« Je suis un ouvreur de portes», confie-t-il, lui qui s'emploie à la fois à présenter aux élus locaux les évolutions en cours et à expliquer en interne les besoins des collectivités franciliennes. Pilier de l'Amif partenaires, assidu aux Acteurs du Grand Paris, ou au club des entreprises éponyme, il partage inlassablement ses connaissances sur l'énergie.
Un savoir, fruit d’une déjà longue expérience, commencée en Afrique, sur une plateforme pétrolière d’une filiale d’Elf au Gabon. De retour en métropole, il intègre CDC consulting où il conseille les élus locaux, déjà, sur des sujets tels que le bon usage des mannes des fonds européens ou la création d'un parc naturel régional. Seule parenthèse en dehors du monde de l'énergie.
A EDF puis au sein de Gaz de France devenu ensuite GDF Suez puis Engie, il enchaînera les responsabilités stratégiques, de management d’équipes et de pilotage de process. Il alternera mise en place de procédures de recouvrement avec la négociation des contrats de services publics, gère les relations avec la Commission de régulation de l’énergie (GRE) ou avec les associations de consommateurs. Toujours avec la même ouverture d’esprit, ce sens de la nuance et de la bienveillance, que tous ceux qui le côtoient lui reconnaissent , y compris à Bois-Colombes, où ce natif de Paris, qui a grandi dans les Yvelines et les Hauts de Seine, réside désormais, et où il préside le conservatoire de musique. La musique, l’autre passion de Pierre Monin, qui se souvient de ses multiples voyages à travers l’Europe, lorsqu’enfant puis adolescent, il multiplie les concerts au sein de la chorale à laquelle il appartient : les petits chanteurs de Saint-François de Versailles.

Regard distancié sur le monde de l'entreprise

Ce baryton, qui n’a jamais arrêté de chanter, évoque l’émotion de concerts donnés le 11 novembre au cimetière franco-allemand des Gonards, à Versailles, en présence d’anciens combattants des deux camps, dont un soldat allemand de Karlsruhe, avec lequel sa famille s'est depuis liée d'une indéfectible amitié.
De son père expert-comptable libéral il a hérité un goût pour l’indépendance et un regard distancié sur le monde de l’entreprise. Il reste attaché à la Bourgogne dont sont originaires ses parents.
Amoureux des mots, il cite aussi bien Jean Echenoz que Bob Dylan au rang de ses artistes adulés, « qui savent si bien concilier intelligence des textes et un merveilleux sens de l'humour». Il évoque encore le cinéma des frères Dardenne, «leur sens de la métaphysique et la lumière qui finit toujours par apparaitre dans leurs personnages, comme touchés par la rédemption ».
« J'ai oublié de vous dire que je suis aussi vice-président du pôle de compétitivité Systematic », glisse-t-il au terme de l’entretien, avec cette même simplicité. «Les énergies renouvelables ne seraient rien sans les deep tech. »

Article écrit par Jacques Paquier et publié dans le Journal du Grand Paris




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