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19 octobre 2018

Intermines
Comment convertir son stress en énergie dans les situations à fort enjeu?

Stressé à l’approche d’une conversation difficile, une négociation clé, une présentation importante ou un entretien pour un poste qui vous permettrait de rebondir ? Lorsque les enjeux sont élevés, même si on excelle dans son domaine, il est naturel de s’inquiéter. Comme l’a dit Sarah Bernhardt, « le trac, cela vient avec le talent ». Le problème, c’est quand l’angoisse nous limite dans notre capacité à donner le meilleur de nous-même. Ce qui résulte en opportunités manquées.

Ce n’est pourtant pas une fatalité. Il est possible de faire du stress votre allié dans les situations à fort enjeu. Une gageure me direz-vous ? Effectivement, cela dit mes clients me prouvent jour après jour que c’est jouable, et c’est ce que nous allons voir ensemble.

Quand on veut accroître son influence et son impact, il s’agit en général de sortir de sa zone de confort et de s’exposer. Même quand on a normalement confiance en soi et en ses compétences, on a alors tendance à se mettre la pression et c’est là que le bât blesse.

Que ça se manifeste par un discours moins articulé (on a des « blancs » ou au contraire on en dit trop) ou par des signes corporels d’anxiété (un nœud dans la gorge et la voix qui porte peu, les mains qui tremblent, la poitrine qui se sert, des palpitations…), nous avons tous vécu ça à un moment ou à un autre. Ce n’est pas particulièrement agréable, ça limite la performance et on n’envoie pas les bons signaux à ses interlocuteurs.

Donc, naturellement, on s’efforce de se calmer par anticipation. Hélas, comme vous l’avez sans doute déjà constaté, c’est loin d’être évident. Souvent, quelle que soit la technique utilisée, le stress persiste et quand on sent qu’on ne parvient pas à le dominer, on stresse d’autant plus. C’est la spirale infernale…

Mais c’est aussi là que réside la solution. Au lieu de tenter à tout prix de dominer son stress – et de s’enfoncer en chemin -, on peut faire le choix inverse : se rendre, accepter que le stress soit là et se focaliser sur son utilité. Eh oui, les hormones du stress, le sang qui circule plus vite pour amener l’oxygène au cerveau et aux muscles peuvent aussi nous rendre service en nous rendant plus attentifs et plus alertes.

C’est la différence entre une audition gâchée par le stress, terne par l’absence d’enjeu ou sublimée par le défi positif. Pour arriver au troisième scénario, tout comme le font les musiciens, les acteurs ou les athlètes, il convient d’opérer le recadrage suivant : voir son anxiété comme de l’excitation.

Comme l’a démontré une étude de Harvard Business School sur les émotions au travail, alors que le fonctionnement de notre corps ne nous permet pas de passer aisément du stress à la sérénité, c’est physiologiquement plus simple et plus efficace de passer de l’anxiété à l’excitation. Avec cette nouvelle perspective, le stress n’a plus besoin d’être éradiqué – une quête en somme vaine – mais peut être mobilisé comme ressource.

Bien sûr, la différence se fera par la pratique.

Donc, compte tenu des défis que vous voulez relever, quelles sont pour vous les raisons objectives d’être excité positivement ? Quelles nouvelles émotions ressentez-vous alors ? C’est précisément ça qu’il s’agira de mobiliser en temps voulu pour convertir votre stress en énergie.

A vous de jouer !

O’ona Souissi

O’ona Souissi est Executive Coach, Career & Transition Strategist et la Fondatrice de Career On Purpose.



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