Actualité

Vue 588 fois
28 septembre 2018

Intermines
Le parcours des femmes ingénieures .. 25 ans après !

1983, 2008 : une génération …
Beaucoup de choses ont changé, d’autres restent vraies 25 ans plus tard !

 

Parmi les choses qui ont évolué…

Je pense avoir eu les mêmes chances de réussite qu’un garçon dans mon parcours scolaire.
Je ne me suis pas posé la question de ma condition de jeune femme au sein d’une promotion où, il est vrai, le sexe masculin reste majoritaire (~2/3).
Et c’est là, je pense, une marque forte de l’évolution de notre société : il est naturel pour des jeunes filles de choisir un bac S, de s’orienter vers les classes préparatoires puis vers une école d’ingénieurs. 

 

Au-delà de l’école des Mines de Saint-Etienne, je souhaiterais pousser l’observation aux écoles d’ingénieurs dans leur ensemble, en prenant comme prisme d’analyse la spécialité ou la majeure choisie de l’école.
Depuis les classes préparatoires aux grandes écoles, on retrouve, me semble-t-il, davantage de filles dans les filières chimie / biologie / agronomie, et moins dans les filières mathématiques / physique.
Est-ce par goût ou par mimétisme des générations passées… ?

 

Les choses se compliquent peut-être dans le monde professionnel.
Il y a quelques mois de cela, je passais des entretiens d’embauche, et en phase finale, mon recruteur a pensé nécessaire de me spécifier qu’en cas d’absence prolongée que pouvait représenter un congé maternité, la partie variable de ma rémunération annuelle ne serait pas garantie.
Le congé maternité demeure finalement la seule période pendant laquelle nos compagnons ne pourront pas nous remplacer !
A l’ère du télétravail et de la flexibilité grandissante offerte à chacun dans l’organisation de son travail, les mères et les pères de famille peuvent se relayer pour assurer les jours d’absence de nounou ou d’enfants malades, les cours de piano ou de danse du mercredi après-midi, etc.

 

Parmi les choses qui n’ont pas changé…

Finalement que les bonnes choses !

Retrouver le côté paternaliste et bienveillant de ces messieurs, par exemple lorsque j’animais, dans le secteur aéronautique, des groupes de travail composés d’une dizaine de techniciens et d’ingénieurs.
La présence des femmes dans certaines industries est encore faible, et je pense que celles qui y rentrent sont nécessairement davantage regardées.
Cela peut être à double tranchant …
Cependant, je retiendrais le positif de la situation, à nous de savoir saisir les opportunités lorsqu'elles se présentent.

Et sur le plan personnel, j’ai également rencontré mon compagnon sur les bancs de l’école !

 

Aurélia Magids (E2008) Consultante Senior en cabinet conseil en stratégie



Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.