Pourrais-tu nous décrire rapidement ton parcours professionnel ?
Sorti de l'école (N98), j'ai fait du conseil chez Unilog Manageme
nt dans les nouvelles technologies mobile. Nous évangélisions les grand groupes sur les formidables opportunités qu'offrait un terminal mobile connecté en WIFI. Le monde a fait du chemin depuis 2001...
En 2004, j'ai été approché par Mappy.com pour prendre la direction des services mobiles et développer leur offre auprès des opérateurs. 2 ans plus tard, je quittais le groupe après avoir initié le projet de navigation de Mappy pour devenir directeur Technique Adjoint de Boonty, une société de téléchargement digital de jeux vidéos... J'y suis resté 6 mois avant de tout quitter pour monter dismoiou en octobre 2006.
Pourrais-tu nous en dire plus sur le service dismoiou ?
Bien sûr. dismoiou.fr c'est un nouveau guide urbain qui va enrichir votre quotidien : un guide de bouche à oreille simple, et enfin efficace. Le service vise à te faire découvrir des lieux que tu pourrais aimer sur la base de ceux que tu aimes... en se basant sur l'apprentissage de tes goûts et sur ceux de tes amis. A toi les perles de quartier et les bons plans que tu vas pouvoir organiser et retrouver facilement grâce à tes listes et tes amis.
J'ai la conviction profonde que dismoiou peut apporter quelque chose à chacun au quotidien... Parce qu'on ne connait jamais assez bien le monde qui nous entoure. On dit souvent que ce sont les habitants d'une ville qui la connaissent le moins, nous entendons changer ça, si possible en brisant la monotonie!
Et sur la société?
Nous avons fondé la société à 3 en janvier 2007 et le service a été ouvert au public en avril 2007. Nous avons réussi une levée de fonds de 600 000 euros en février 2008 qui nous a permis d'accélérer et d'avoir aujourd'hui 9 salariés (dont nous 3) et 4 stagiaires.
Nous souhaitons nous lancer dans un nouveau tour de table d'ici la fin de l'année... malgré le contexte économique difficile.
Qu'est-ce que t'as apporté ta formation dans ton parcours entrepreneurial ?
L'adaptabilité. C'est ici que j'ai pris la pleine mesure de ce qu'était un ingénieur « généraliste ». C'est avant tout un ingénieur capable de s'adapter. Il y a tellement de métiers à apprendre à la fois... De la gestion des ressources humaines, au management en passant par le développement et la gestion produit, bref, il faut toucher un peu à tout et être capable de comprendre ce qui se passe. J'ai eu la chance d'avoir a minima un vernis dans chacun de ces domaines qui m'a permis de m'en sortir au départ.
Tu te voyais là en sortant de l'école ?
Absolument pas. Je n'aurais jamais cru être capable de me lancer dans l'entrepreneuriat...
Ce qui m'a fait passer le pas, c'est la conviction que le monde allait avoir besoin d'organiser ses lieux, de la même manière qu'il a organisé ses sites internet et qu'un moteur comme google ne pourrait pas suffire. Il faudra garder une composante humaine dans la recommandation.
Après ce n'est qu'une histoire de volonté, de sacrifices et de conviction. Quand on se lance, on quitte une position confortable et pérenne pour se retrouver dans une cave, sans certitude, face à un avenir qu'il faut tracer. Mais quelle liberté et quelle aventure!
Où en êtes-vous aujourd'hui ?
La société vient de prendre un virage pour rebondir après 2 ans et se donner les moyens de ses ambitions en particulier en terme d'audience. Nouveau service, nouveau design, nouvelle approche marketing et à venir une application iphone qui mettra le bouche à oreille dans ta poche... La suite de l'histoire reste à écrire.
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Dans le numéro 9 de la "News des Mines", nous avons retrouvé le parcours de Yann LAGALAYE.
Yann LAGALAYE (N93)
De l’ingénierie pétrolière a la banque d’investissement.
A ma sortie des Mines de Nancy, je souhaitais m’investir dans le Genie Civil et construire de beaux ouvrages. En effet, après un axe majeur Geosciences, ce type de motivation allait de soi en rejoignant des entreprises comme Bouygues, Soletanche, Spie ou un autre acteur BTP.
A la fin de mon cursus Mines en 1996, le service militaire étant encore obligatoire, j’opte pour un
VIE Scientifique à l’université de Stanford pour Elf en tant que chercheur. Cela m’amène donc à un premier choix, en m’orientant vers le domaine de l’exploration et de la production pétrolière. La décision est relativement facile car ce VIE me permet de découvrir le système universitaire américain à travers une prestigieuse université, une expérience qui s’avère unique. Je passe alors 8 ans chez Elf, devenant Total, en tant qu’ingénieur réservoir, travaillant a la fois sur de la recherche et de l’ingénierie de gisement. Cette première partie de ma vie professionnelle me permet d’acquérir une expérience technique solide et surtout d’apprendre un métier.
Au cours de mon expatriation sur le projet Kashagan, j’ai l’opportunité de réorienter ma carrière en capitalisant sur ma technicité (ingénierie pétrolière) et de changer de secteur en rejoignant BNP Paribas. BNP Paribas est un acteur majeur et historique en matière de financement de Trading d’énergie et de matières premières ainsi qu’en financement de projet. La banque développe alors pour la zone Monde hors Amériques un produit de dette spécialisée appelé Reserves Based Lending et s’appuyant sur une expertise interne en ingénierie de réservoir. Aujourd’hui, cela fait 4 ans que je développe mon expertise et mon réseau dans ce nouveau métier avec des perspectives d’approfondissement de mes compétences financières.
De ces 12 années post Mines, je tire un enseignement majeur : développer son réseau avec des personnes travaillant en dehors de votre secteur car le plus compliqué et aussi le plus stimulant est d’arriver à capitaliser sur son passé tout en apprenant un nouveau métier. Aucun regret à ce jour sur ces choix.
Yann Lagalaye (N93)
Senior Reservoir Engineer
Reserves Based Lending & Aquisition Finance
BNP Paribas Corporate and Investment Banking.
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Dans le numéro 6 de la "News des Mines", nous avons retrouvé le parcours d'Olivier PIETTE.
Olivier PIETTE (N99)
Olivier, pourquoi avoir débuté ta carrière chez Air France en 2002 ?
J'ai effectué mon stage de fin d'étude chez Renault, dans un service d‘assistance à maîtrise d‘ouvrage, dans la continuité de l'axe informatique suivi aux Mines de Nancy. Captivé par ce métier à l'interface entre clients internes et informatique, j'ai voulu débuter ma carrière dans celui-ci. Les entreprises où j'aurais pu postuler étaient nombreuses. Je n'avais pas de connaissance particulière du domaine aérien, mais ce secteur m'attirait.
Que t'a apporté cette première expérience ?
Le métier d‘assistance à maitrise d‘ouvrage est un métier qui consiste d'une part à comprendre le fonctionnement d'organisation humaine, à détecter ses dysfonctionnements et à construire un fonctionnement optimal. D'autre part, il nécessite d'animer des projets transverses afin de construire les outils informatiques permettant d'atteindre ce fonctionnement optimal. C'est donc avant tout un métier humain avant d'être un métier informatique, faisant appel à des qualités d'écoute, d'analyse et de prise de recul.
C'est aussi un métier difficile, car en tant que métier support, il est parfois considéré comme ralentissant les métiers opérationnels. De plus, il faut être préparé à voir son projet s'arrêter, en dépit de tout l'investissement qu'une équipe y a consacré. Les règles sont claires : plus on avance dans le projet, plus on a d'information sur sa rentabilité, et, si celle-ci devient négative, il faut être capable de redéfinir le périmètre du projet ou de prendre la décision de l'arrêter. Le côté passionnant est qu'il permet de plonger dans des domaines complexes et variés. À travers différents projets, j'ai pu travailler avec les nombreux services qui permettent, en bout de chaîne, de construire tous les mois les plannings de nos 18 000 personnels navigants.
L'accompagnement du changement est à la mode, qu'est-ce que cela veut dire pour toi concrètement ?
Tout changement implique un stress chez les personnes concernées. Il faut faire le deuil d'une situation antérieure et en accepter une nouvelle, avec une focalisation naturelle sur les inconvénients que le changement apporte. C'est une réaction humaine normale, qui se stabilise avec le temps. Les changements dans l'entreprise s'accélérant, un accompagnement en amont du changement doit être mené afin que chacun puisse s'approprier le chemin à suivre et l'objectif à atteindre. Par exemple, toute l'entreprise a dû, du jour au lendemain, apprendre à travailler avec nos collègues néerlandais de KLM. Les différences de fonctionnement, en plus de la barrière linguistique, étaient nombreuses. La solution appliquée a été d'expliquer quels étaient nos objectifs communs, et de définir ensemble une feuille de route décrivant les règles defonctionnement, et ceci avant de nous lancer tête baissée dans les défis qui nousattendaient.
Après ce premier poste, comment as-tu orienté ta recherche d'évolution ? En quoi consiste ton nouveau poste ?
Travailler dans une grande entreprise a ses avantages et ses inconvénients. Côté inconvénients, la rémunération est moins attractive que dans des start-up ou dans des sociétés de conseils, et l'avancement au mérite limité parallèlement à des avancements collectifs généreux. De plus, on peut parfois avoir l'impression d'être peu de choses dans des structures aussi vastes. Côté avantages, une grande entreprise permet de combiner métiers passionnants et qualité de vie avec plus de congés, des avantages en nature et des comités d'entreprise généreux ! De plus, une grande entreprise est l'environnement idéal pour découvrir de nouveaux métiers, fournissant formation et conseil. Après 5 années d'expérience, j'avais envie de prendre part plus activement aux leviers du monde aérien. J'ai ainsi choisi de travailler dans la direction du programme, fonction stratégique qui définit la croissance, les ouvertures de lignes, les modifications des fréquences et les accords avec nos partenaires. Je suis ainsi devenu responsable du programme sur le long-terme de la desserte d'un ensemble de pays européens, en permanence à l'affût des mouvements de nos concurrents, des variations économiques et politiques et des opportunités de croissance.
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Dans le numéro 1 de la "News des Mines", nous avons retrouvé le parcours d'Edson Montebeller Junior.
Edson MONTEBELLER JUNIOR (N00)
Avoir fait partie de la promo 2000 de l’ENSMN a été une expérience très belle expérience pour moi, rendue possible grâce à un accord de coopération entre les Mines de Nancy et l’Universidade
Federal do Espírito Santo (UFES), qui m’a permis d’avoir à la fin de mon séjour aux Mines un double diplôme (Ingénieur des Materiaux aux Mines et Ingénieur Mécanique à l’UFES).
Mes études ont été financées par la société française TECHNIP, specialisée dans les services approtés aux entreprises du secteur pétrolier et gazier, entre autres.
Au niveau personnel, l’apprentissage d’une nouvelle culture et d'une langue étrangère a été très enrichissant. L’ambiance intrenationale de l’école m’a apporté une bonne ouverture d’esprit. De plus, j'ai pu rencontrer des personnes qui sont devenues de vrais amis et m'ont permis de me construire un réseau international.
D'un point de vue professionnel, mon passage par l’école a été fondamental c
ar TECHNIP m’a offert comme premier emploi en octobre 2003, un mois après la remise des diplômes, un poste d'ingénieur design dans sa filiale brésilienne BRASFLEX à Rio de Janeiro. J'ai travaillé dans les tubes flexibles sous-marins utilisés pour l’exploitation de pétrole offshore, que l’entreprise fournit à PETROBRAS (l’entreprise publique brésilienne de production de pétrole et de gaz). Cette proposition d'emploi a été la principale motivation de mon retour au Brésil, et je considère que celà a été une bonne décison, autant à priori qu’à posteriori.
Les compétences techniques acquises à l’école ont été essentielles pour les activités de mon premier poste. En plus, comme j’avais beaucoup de contacts avec le site fraçais de l’entreprise, ce rapport était bien plus facile pour moi grâce à ma connaissance de la langue et de la culture française. Les compétences générales offertes dans le cadre ARTEM, et particulièrement celles de management de l’entreprise, m’ont permis d’avoir une ouverture sur d'autres domaines et d'autres fonctions. J'ai ainsi orienté ma carrière vers le domaine du management, en négociant un changement de poste dans BRASFLEX. J'ai obtenu une nouveau poste en 2006, dans le management de projets.
Ayant décidé de poursuivre ma carrière dans le domaine du management et sou
haitant acquérir une formation complémentaire, j'ai quitté BRASFLEX en mars 2007 pour faire un Full Time MBA à l’institut COPPEAD de l’Universidade Federal do Rio de Janeiro (classé parmi les 100 meilleurs Full Time MBA du monde par le Financial Times).
Mon expérience aux Mines m'a servi dans le processus de sélection du COPPEAD car cet institut privilégie les candidats ayant une expérience professionelle et une formation internationale, comme celle que l’ENSMN m’a apporté
En 2008, à l'issue de mon MBA, où je me spécialise en logistique et opérations, j’ai l’intention de travailler dans une grande entreprise ayant des activités à l'international et d'y occuper des fonctions de management.projets.
En ce mois de Février, deux portraits de camarades créateurs d’entreprise : David LOURY (N98) et Pierre-Antoine BATAILLE (N98)
David LOURY (N98)
J’ai intégré les Mines de Nancy en 1998, j’ai ensuite complété ma formation par un MSc aux Etats-Unis à l’université Georgia Tech. À cette occasion j’ai pu collaborer avec la NASA sur le programme Ultrta Efficient Engine Technology.
La poursuite de mes études après les Mines a été très profitable dans mon cas, en m’ouvrant de nouvelles portes. J’ai trouvé de très bonnes conditions de travail en recherche et développement outre-atlantique, qui sont aussi bien mises en valeurs. Aux Etats-Unis, les étudiants assistants travaillent tous pour des clients industriels et sont impliqués directement dans les projets, une approche différente qui, à mon sens, ouvre plus sur le monde de l’entreprise.
La poursuite de mes études après les Mines a été très profitable dans mon cas, en m’ouvrant de nouvelles portes. J’ai trouvé de très bonnes conditions de travail en recherche et développement outre-atlantique, qui sont aussi bien mises en valeurs. Aux Etats-Unis, les étudiants assistants travaillent tous pour des clients industriels et sont impliqués directement dans les projets, une approche différente qui, à mon sens, ouvre plus sur le monde de l’entreprise. Suite aux attentats du 11 Septembre 2001, je n’ai pas pu concrétiser la proposition que Gulstream me faisait à Savannah, en Georgie, pour travailler sur la conception préliminaire, car ils ne prenaient plus d'étrangers dans les secteurs sensibles. N’ayant pas de carte verte, je suis donc rentré en France et ai rebondi chez Altran, pour connaître différentes cultures d’entreprises au fil de mes missions chez les clients.
J’ai ensuite décidé de démissionner pour fonder une nouvelle entreprise : COBALT. Je voulais gagner plus d’argent et laisser ma créativité s’exprimer, ce qui me semblait plus facile dans ce cadre que dans les départements recherche et développement des grands groupes industriels.
Cobalt est un nouveau constructeur aéronautique français, proposant une gamme d'avions privés de 2 à 4 places de nouvelle génération. Ces avions sont vendus à un prix de lancement extrêmement attractif, et Cobalt offre la formation de pilotage à tous ses clients. La clientèle visée par l’entreprise est celle des consommateurs aisés au sens large. Je compte développer Cobalt le plus tôt possible aux USA, avec la création de Cobalt LLC.
David
Tu peux consulter le site http://www.cobalt-aircraft.com pour plus de renseignements sur Cobalt; et contacter David sur son e-mail à vie.
Pierre-Antoine BATAILLE (N98)
Peux-tu résumer ta formation et ton parcours professionnel ?
Je m’appelle Pierre-Antoine Bataille. J’ai 29 ans, suis marié et père de deux enfants. Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs, ai grandi en Normandie où j’ai fait mes études jusqu’à mon entrée aux Mines de Nancy. Je passe deux ans à Nancy en spécialité ‘systèmes de Décisions et Production’, effectué un stage de 3 mois en usine aux Etats-Unis et passé un semestre Erasmus en Allemagne.
Et en sortant des Mines ?
Là, je trouve rapidement un premier emploi dans une société de conseil en Production Informatique et découvre le conseil, la production et l’informatique …
Aujourd’hui, tu es fondateur et DG de MonAlbumPhoto. Comment es-tu arrivé là ?
Depuis longtemps, je réfléchissais à créer ou reprendre une entreprise. Aussi, quand un cousin m’a proposé en février 2004 de créer avec lui une entreprise pour vendre des albums photos par Internet, j’ai tout de suite dit OK. Nous avons monté un business plan, créé la structure en septembre et lancé le site Internet en décembre. Aujourd’hui, nous faisons directement travailler 15 personnes et vendons chaque jour de plus en plus et beaucoup d’albums !
Comment les compétences acquises aux Mines te servent-elles ?
Nous maîtrisons parfaitement notre cœur de métier, qui s’articule autour de l’informatique, l’impression et la logistique. L ’élaboration de ces processus « métiers » est quelque chose que l’on attend de n’importe quel ingénieur.
Mais nous devons aussi discuter avec des banques, des juristes, des financiers, des comptables et autres corps de métier dont nous n’avons pas à l’origine de connaissances particulières. Je dirais que les compétences acquises aux Mines servent plus particulièrement pour analyser et résoudre ces autres problématiques que nous rencontrons.
Voudrais-tu ajouter quelque chose pour les Mineurs qui envisagent de créer une entreprise ?
Pour donner toutes les chances à votre projet, entourez-vous dès le départ de personnes capables de suivre et porter un regard critique sur votre entreprise. Par exemple, nous avons été lauréats de « Paris Entreprendre » en janvier 2005, ce qui nous a fait bénéficier à la fois d’un prêt d’honneur et d’un accompagnement pendant deux ans par un chef d’entreprise expérimenté.
Pour conclure, je reprendrais cette citation de Henry Pironin (Telecom Paris) sur la création d’entreprise : « Courage, compétence et inconscience sont les facteurs clés. Ce qui est important, c'est l'équilibre entre les trois. »
Pierre-Antoine Bataille
Tu peux consulter le site http://www.monalbumphoto.fr pour plus de renseignements; et contacter Pierre-Antoine à l’adresse suivante pa.bataille@monalbumphoto.fr .
En ce mois de Novembre, deux portraits de camarades expatriés en Chine : Béchir DARDOUR (N93) et Yong Chin NEAV (N99)
Béchir DARDOUR (N93)
Quand on m'a demandé d'écrire un article sur mon parcours qui m'a mené de Nancy en Chine, j'ai trouvé là une excellente occasion de prendre du recul et faire un bilan. Premier constat, cela fait 15 ans que je suis arrivé à l'école et le temps est passé très vite depuis, sans que j'aie le temps de voir le chemin parcouru.
Quant à mon parcours, la forte volonté de faire une carrière à l'international m'a poussé à faire une thèse aux Mines de Paris après mon diplôme pour m'ouvrir plus de portes avec les sociétés étrangères. J'ai eu ma première embauche avec le groupe Saint-Gobain que j'ai connu au travers de mes contacts pendant la thèse. J'ai d'abord commencé dans un centre technique de la branche produits pour l'isolation. Ils cherchaient à l'époque un profil d'ingénieur avec doctorat, plus technique et plus rapidement opérationnel pour des missions de développement et d'appui technologique aux différentes usines de la branche. Après 18 mois dans l'isolation, j'ai été muté ensuite à la branche Vitrage en production. J'ai commencé par des postes en Europe du sud (France, Portugal, Espagne). Au bout d'un an, on m'a proposé l'opportunité de partir en Chine.
Une formidable expérience qui m' fait découvrir autre chose que les clichés et préjugés que j'avais avant sur ce pays. Un pays ultra dynamique, qui se développe à une vitesse vertigineuse mais où beaucoup reste à faire, qui s'ouvre à l'économie mondiale mais où le management reste archaïque, un pays où on a beaucoup à apporter mais beaucoup à apprendre aussi. Un pays paradoxal mais qui avance. Les chinois ont une logique propre d'aborder les problèmes, une culture riche et un sens de la négociation très affûté. Au total, j’ai vécu 2 ans et demi à Qingdao dans la province de Shandong.
Maintenant de retour en France de nouveau avec l'Isolation, je m'occupe de toutes les usines licenciées de la branche. Une manière de rester en contact avec l'international.
Béchir
Pour contacter Béchir envoie-lui un message sur son e-mail à vie : bechir.dardour@mines-nancy.org
Yong-Chin NEAV (N99)
Avant même d’intégrer les Mines de Nancy en 1999, j’avais déjà à l’esprit d’orienter ma carrière à l’international. J’ai de fait ajusté ma formation de façon à mettre tous les atouts de mon côté. J’ai d’une part saisi l’opportunité d’approfondir mes connaissances en langues étrangères : anglais, allemand, chinois ainsi que le japonais. J’ai d’autre part utilisé les réseaux de l’école afin d’acquérir ce que je pense être la clé pour débuter une carrière à l’international : de solides expériences à l’étranger.
Une première expérience à Shenzhen en 2001 m’a permis de découvrir le monde du travail en Chine. Kaifa Technology, un des leaders mondiaux dans la fabrication de composants pour disques durs, m’a fait comprendre que la Chine est très loin des clichés d’un pays qui ne sort que des produits à la technologie limitée et à faible valeur ajoutée. En 2002, je me suis enrichi d’une expérience différente au centre de recherche de NEC, à Tsukuba au Japon, un pays qui, bien qu’imprégné de traditionalisme, excelle dans les technologies de pointe. Fort de ces acquis fin 2002, mon diplôme en poche, j’ai néanmoins prolongé mes études en France avec un master aux Mines de Paris afin de combler un besoin important : une expérience en France.
La particularité de mon profil a fait que j’ai été embauché fin 2003 par le groupe allemand BEHR,
spécialiste du refroidissement moteur et de la climatisation automobile, afin de lancer la production de condenseurs en Chine. J’ai dans un premier temps travaillé en tant que chef de projet en Lorraine, sur le site pilote dans le développement et la fabrication de condenseurs, afin d’intégrer la culture de l’entreprise et le savoir-faire dans ce domaine. Je suis maintenant expatrié depuis juillet 2005 à Shanghai, dans une joint-venture avec le groupe SAIC, leader chinois de l’automobile, où je suis responsable de l’industrialisation des nouveaux projets. Ici, je relève le challenge d’introduire un type de management plus moderne fondé non pas sur le paternalisme chinois, mais sur la responsabilisation de tout un chacun, et d’orienter une culture de la quantité à faible coût vers une production de qualité à coût maîtrisé.
Yong-Chin
Pour contacter Yong-Chin envoie-lui un message sur son e-mail à vie : yong-chin.neav@mines-nancy.org
Pour le mois de juillet, nous vous proposons de rencontrer Emilie Delorme N94
Emilie DELORME (N94)
Diplômée des Mines de Nancy en 1997, j'ai rejoint la banque CPR dans laquelle j'avais fait mon stage de fin d'étude pour faire de la gestion de projet à la direction des back-offices et de l'informatique. Après deux ans, j'ai pris la décision de revenir à mes passions et de tout mettre en œuvre pour rejoindre le milieu musical. Un troisième cycle en management culturel effectué en alternance chez un agent artistique m'a ouvert les portes des institutions musicales. J'ai découvert alors que le milieu culturel engageait de plus en plus de diplômés de l'enseignement supérieur qui apportent de nouvelles méthodes de travail, usuelles dans les secteurs industriel et tertiaire mais rarement employées dans ce secteur.
J'ai été ensuite embauchée en tant que chargée de production par le Festival International d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence ( www.festival-aix.com). Pendant trois saisons j'ai organisé des productions d'opéra et des tournées. De la gestion de projet en somme, pas si différente de celle faite dans la banque. Il s'agit d'engager les équipes de création, d'élaborer avec eux des plannings et des budgets, de les accompagner en trouvant les moyens de leur permettre de réaliser leur projet. Chaque production mobilise beaucoup de personnes de métier, de nationalité, d'âge, de culture très différents, pour la plupart engagées au projet, qui doivent toutes travailler dans le même sens. La direction de production repose donc avant tout sur les relations humaines.
En septembre 2003, je suis appelée par le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles ( www.lamonnaie.be ) et prends en charge des productions d'opéra, de danse et de concerts ainsi que des tournées, parmi lesquelles une tournée au Japon de concerts et opéra impliquant près de 200 personnes.
En parallèle je participe au développement du Festival international de musique de chambre de Salon-de-Provence, Musique à l'Emperi ( www.festival-salon.fr ).
Emilie est joignable sur son email à vie.
Pour le mois de Juin, nous vous proposons de rencontrer Christophe Gérard N95
Christophe GERARD (N95)

Diplômé des Mines de Nancy en 1998 (option Énergie), Christophe décide de passer un an de plus sur les bancs d'une école d'application : l'ENSPM (Pétrole et Moteurs) pour se spécialiser en développement des gisements gaziers et pétroliers. Une année riche en enseignements pratiques et utiles pour booster son début de carrière mais aussi enrichissant par son côté international (60% de l'effectif venant de l'étranger). Son premier poste d'ingénieur pour le compte de BeicipFranlab le conduit en Iran, en Libye, et au Venezuela pour des missions plus ou moins longues. Lors d'une mission pour Yukos, il choisit de s'expatrier en Russie.
Après deux ans et demi à la Direction des Projets Nouveaux de Yukos EP, il prend la tête du développement des activités en Afrique pour Lukoil Overseas, filiale du géant pétrolier Lukoil. Récemment dans le cadre de son développement à l'international ainsi que sur le territoire russe en partenariat avec des multinationales (Wintershall, Shell et autres...), GAZPROM en pleine ouverture de son capital, a offert à Christophe Gérard de les rejoindre, fort de son expérience technique, de son multi-linguisme et de son parcours multiculturel.
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